01.08.2007

Fermeture pour travaux

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Allez,
révérence,
à vot' santé,
TCHAOOOOOO !
Fin.

31.07.2007

Bonjour la FRANCE

« Un jour je serai journaliste et j’irai en Australie. »

Ça a commencé comme ça, il y a une quinzaine d’années, sur un cahier jaune. Y’a des trucs qui vous collent à la peau. Un peu comme les odeurs et les parfums qui s’incrustent dans les vêtements et ne veulent pas vous lâcher. Pour vous rappeler qu’ils sont là et qu’à moins de faire quelque chose ils ne disparaîtront pas. Pour l’odeur y’a toujours la machine à laver, pour l’Australie c’est différent…

Les notes telles que celles-ci, c’est toujours con. Ça fait surtout plaisir à celui qui l’écrit, ça fait aussi un petit quelque chose aux personnes citées. Ça dégouline de lieux communs, de jolies pensées et de bons sentiments (beurk). Tout ce que je déteste lire. C’est marrant comme ça peut être différent lorsque ça vient de nous.

Il y a eu Perth, la pizzeria, Don et Sandra, Benoit, Raphaël, l’école, le Luxembourg fièrement représenté par Maxine, mon prof et sa guitare pour les vendredis «Beatles», les longues balades à vélo que je pouvais plus marcher après, mes bubble tea. Il y a eu mon papa (oui je suis restée une petite fille et j’appellerai mon papa «mon papa» si j’ai envie) à Noël, le van, des paysages magnifiques, des National Park, de la plongée avec masque et tuba, le van en panne, les trois idiots. Et après il y a eu Stu et Mel sans qui je serai encore dans un caravan park au milieu du désert, Karratha, la chaleur, Alison, la chaleur, Ross, la chaleur, Kathy, Ivan le grand chef, Mandy et Kevin. Ensuite Perth, Carrie une coréenne pas comme les autres, la France et vous. Et puis de nouveau l’Australie, Melbourne, Perth, Karratha again, les mouches, Anika et Jens mes allemands préférés, Rob, Dustin, Gene, Adam et Ian, il a eu Corey et Prunelle, le bel Andy, des clients chiants, des clients marrants, des soirées arrosées (beaucoup), la découverte du fast food Subway (merci Anika), les soirées Sex and the City (merci Anika), de la Vegemite et des Timtam ;de la bière, du vin et de la bière encore, un saut en parachute mémorable. Il y a eu le voyage en van jusqu’à Broome à l’arrière d’un van Toyota Hiace 1997, la plage, les crocodiles. Et puis Perth, un match de footie incroyable, la découverte d’un resto coréen trop trop bon, la belle ville de Sydney, pleins de lumières, l’Opéra, le backpacker pas chauffé, le voyage en train (long mais bien mais long aussi). Enfin il y a eu une soirée chinoise entourée de français, d’un néo-zélandais, d’une brésilienne et de japonais, un cake au chocolat partagé sur les chaises hautes de David Jones (grand magasin) et une dernière soirée chez Don et Sandra avec toast en l’honneur de mon départ (ou retour, ça dépend de quel point de vue on se place).

Pleins de souvenirs qui sont là, qui resteront là.
J’ai été bien entouré, par vous, toujours, même dans mes moments moins marrants, surtout dans mes moments moins marrants.
Alors MERCI (attention tentative de dresser une liste exhaustive, peur de l’oubli mais la vie n’est pas sans risque, celui qui pense ne pas avoir été cité à droit à réclamation et gagnera un autre porte clés souvenir en dédommagement du préjudice commis. J’ai toujours rêvé de faire ça, un truc bien long bien chiant comme aux César ou le spectateur il connaît personne dans les gens cités. Oh, et puis y’a pas un ordre d’importance, je réfléchis pas assez pour calculer ce genre de choses). Bref (virgule)

Merci les australiens pour les sourires et les «no worries» quotidiens,
Don pour les bons petits plats et les blagues incompréhensibles qui font rire que lui, Sandra pour les discussions et le réconfort, mon prof Leigh qui m’a donné une bonne raison de me lever chaque matin pendant trois mois, Maxine, Carrie,
Stu et Mel, mes anges qui m’ont sauvé de l’Enfer, Alison et son soutien, Kevin et sa maison, Rob et son bras bizarre, Ivan et ses sautes d’humeurs hebdomadaires, Ross pour m’avoir fait prendre conscience que tout était possible et que les marches ne sont jamais trop hautes, Dustin parce que « ça c’est fait », Ian et Adam pour leur gentillesse, et puis tout le personnel de All Seasons Karratha (même les cons parce que sans eux ça aurait été moins drôle),
Merci à ma jumelle blonde allemande Anika et à bientôt à Hambourg !

Et puis merci à tous ceux qui ont fait vivre ce blog, ceux qui ont laissé des messages, ceux qui n’ont pas osé mais qui sont venus quand même, mes tantes et oncles, ma marraine, le personnel de la BNP (une banque qui gagne) avec qui je compatis parce que mon père a du les saouler pendant dix mois avec «sa fille»,
Merci au sud-ouest (vive les rouges), Lolotte, Flo, Laroque et Toulouse,
A mes coupineuuu (et copain) journalistes (attention, la prune revient pour des pique nique endiablés à Vincennes),
Au Club des Cinq de Sucy-en-Brie (charmante petite ville de la banlieue sud-est de Paris. Située à 20 minutes en RER de la Capitale, elle comporte nombre d’attractions dont la principale réside en sa piscine municipale) et à la positive attitude.
Merci Emilie, pour tout, toujours…
Merci à ceux dont la présence et/ou la pensée (discrète) à elle seule m’a donné la force de continuer,
(C’est presque fini)
Merci à John Lennon qui ne m’a jamais quitté (bouquin et MP3), j’aurai envie de dire «John will always be with YOU». Amen

MERCI MON PEREuuuuuuuuuuuuuuu parce que quand je me retourne t’es toujours là, t’es comme un chewing gum accroché à la chaussure (sans le côté désagréable de la chose)

Et puis une pensée pour celle qui ne me dira plus jamais que je devrais ranger ma chambre parce que c’est le bordel et que c’est la honte quand on a des invités, mais qui doit toujours le penser très fort :-)

Voilà, OUF.

L’AUSTRALIE, JE VOUS AIME

Et si on prenait la vie comme une succession de rêves plus en moins grands que l’on réalise ? Parce que rien n’est jamais fini… hein !

«Un jour je serai écrivain et j’irai au Mexique.»

Signé :
Miss Grumpy,
La prune,
Elodie,
Elo,
El’
E.
(et pleins d’autres surnoms que je ne donnerai pas pour garder une certaine dignité dans mes prochaines rencontres avec... VOUS).

Amabilité quand tu nous tiens

Bons mots et autres petites phrases de clients collectés lors de mon expérience en tant que serveuse dans un hôtel perdu dans le presque désert australien... (Karratha HiHa)

* Je voudrais un steak sandwich mais sans la viande.

* C’est possible d’avoir une Thaï Beef salad mais avec du poulet à la place du bœuf ?

* Je voudrais une Caesar Salad sans croûtons, sans fromage, sans anchois et sans sauce mais avec des tomates, des oignons et des poivrons.

* Je prendrais une Garden Salad mais sans poivrons, je suis allergique. Vous voulez que je vous l’écrive «poivron» ?

* Eho ! j’ai soif.

* Appelez moi votre manager !

* T’es pas arrogante pour une française.

* On regarde pas ses pieds quand on travaille.

* C’est bon ça ?

* J’veux la bière la plus chère.


Le meilleur pour la fin :

* « Moi : Excusez moi mais vous avez parlé trop vite.
Client : Non c’est toi qui comprends trop lentement. »

Et après on se demande pourquoi en cuisine ils m'avaient surnommé Miss Grumpy (Mademoiselle gronchon)

30.07.2007

Sur le chemin

Dubaï. 42°C sous palmier. Toujours en vie après 10h40 de vol. La France se rapproche. Restez connectés ces prochains jours, de nouvelles notes et photos viendront clore ce blog.

23.07.2007

Dortoir

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Les backpackers c'est plus ce que c'etait...

22.07.2007

Retour

Petite note rapide pour vous informer que mon avion direction Paris atterrira lundi 30 juillet à 20h20 heure locale. Ce sera alors la fin du rêve australien. On ne pleure pas tout de suite mais le cœur y est.

Pas loin des beaufs quoique plus classes…

Après avoir traîné dans tout Sydney mes Adidas noires à rayures et lacets blancs gardant sur le pied droit une trace de sauce du plat d’un client renversé lorsque j’étais serveuse à Karratha, je me suis dit que je méritais bien une petite pause. Et vous savez ce que c’est : on se fait toujours ce genre de réflexion lorsque l’on se trouve dans un quartier chic où y’a rien ou alors à des prix exorbitants. C’est là, en remontant les marches de la Martin Place, que je suis tombée nez à vitre devant une adresse référencée dans mon guide «official Sydney» à la page 57 : la Maison Lindt. Lindt comme les chocolats suisses, les p’tites boules (rouge, bleu, doré) que l’on offre à Noël. Mais là dans un endroit lumineux, chaud, avec des tables, des chaises, des murs couleur chocolat ; un endroit avec des étagères dédiées à ce ravissement gustatif.
Après avoir laissé l’empreinte de mon nez sur la porte d’entrée pour tenter 1/ de voir dans l’assiette des gens et 2/ de tenter de savoir le prix d’un chocolat chaud, j’ai prix mon sac à dos à deux mains et je suis entrée. Tombée dans le repère boboïen de Sydney (musique branchouille et sac Louis Vuitton), j’ai dégusté un délicieux mini-cake au chocolat (perdu au milieu d’une énorme assiette blanche et ronde) avec raffinement (attend, mon père il m’a quand même amené au Café de la Paix), tout en lisant mon gros bouquin français (pour montrer que je suis cultivée).
A ce moment précis où un morceau de mini-cake tout chaud fondait dans ma bouche j’ai soudainement pensé : «j’l’ai bien mérité après ma centaine de toilettes récurées. Merci Karratha, Hiha !». Et pour prouver ma distinction, j’ai même pas léché l’assiette.

Forte de cette expérience dans le monde riche, beau et chaud australien, je m’en suis allée, hier, à l’Opéra voir The Barber of Séville (que l’on peut traduire par «Le Barbier de Séville»). Une première pour moi. Trois heures de spectacle. J’étais plutôt bien placée (siège B2 à droite, juste à côté des escaliers). Totalement captivée par l’orchestre, je n’ai pas décollé mes yeux de la scène et son décor magnifique. Voilà : impressionnée, vraiment.
L’Opéra entre donc dans le TOP 4 de mes souvenirs australiens et accompagne de ce fait la plongée, le saut en parachute et le match de footie de dimanche dernier.

Tout ça pour dire que si je veux continuer à mener cette vie mondaine sur le long terme (là c’était que deux jours, je suis revenue depuis au régime noodles et «deux sushis pour 3 dollars» dans un backpacker non chauffé), il va falloir que George Clooney pense sérieusement à se bouger parce que : J’ATTENDS TOUJOURS…

Attention, fermeture des portes

Alors à force de marcher, ça tire dans les jambes (courbature, mollets en compote, pieds à ampoule). Et je ne me voyais pas faire le chemin jusqu’au centre ville tous les matins sous la petite pluie fine occasionnelle (j’aime pas la pluie, ça mouille). J’ai donc acheté un multipass bus-ferry-train. Et là, bonheur retrouvé, sensation ancienne et connue qui remonte à la surface, nostalgie envahissante, le tout résumé fort bien par cette photo volée (j’allais pas non plus trop jouer à la touriste), attention les yeux ça peut choquer :

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Huuuuummm le RER parisien version Sydney, qui marque incontestablement un retour à la civilisation (présence de plus de trois lignes, joie de décrypter avec attention la toile d’araignée colorée qui sert de plan). Ici trains plus grands, deux étages, espace. Mais gens pressés qui marchent vite parce qu’ils savent où ils vont, annonce quand les portes vont se fermer, odeurs pas forcément agréables aux narines, grandes affiches publicitaires, escalator, (mini) bousculade. Ai testé les heures de pointe un peu saucissonnée.
Et là, je suis obligée de citer à nouveau mon philosophe préféré (jeu : celui qui trouve son identité gagne un magnifique porte-clé aux couleurs australiennes… qu’est ce qui faut pas faire pour attirer le lecteur) : «C’est que du bonheur».

20.07.2007

Le repos du juste

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Comme le prouvent l’activité et la position de ces animaux, la vie est (parfois) dure en Australie…

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18.07.2007

Côte Est

Me voilà à Sydney. Une ville, une vraie, que tu peux traverser n’importe où, que les gens en voiture ils klaxonnent, qu’il y a les sirènes des pompiers et des ambulances, que les resto ils ferment pas à 21h, que les gens ils marchent vite, qu’il y a plus de deux rames de RER. Une vraie ville que t’as besoin d’une carte pour te repérer et qui est toute jolie la nuit, éclairée de milliers de petites lumières.
Ah, Sydney, une ville où… FAIT FROID. Ici c’est l’hiver. Sortez manteaux, écharpes, gants, pulls, pantalons, ça caille. Dix degrés tous les jours. J’ai compris pourquoi les gens ici avaient tous un gobelet en plastique fermé par un couvercle en plastic d’où s’échappent les vapeurs du café. C’est pas pour faire comme les américains dans les films. Non ! C’est pour se réchauffer les mains. Et ça marche super.
Sydney, j’en ai arpenté les rues depuis deux jours. Pleins de choses à faire, à voir. Vus : l’observatoire, le musée retraçant l’histoire de la ville, le Royal Botanic Garden (qui ne vaut pas «mon» Kings Park de Perth), l’Opéra House, le pont métallique, le parc animalier, Darling Harbour, chinatown (j’adorrrre li sushis). Demain, direction les Blue Moutains et samedi je me prends pour Cendrillon qui va au bal en allant à l’opéra.
Un mot du backpacker : je suis dans une chambre avec un type louche qui fait cuire ses carottes enveloppées dans un sac plastique au micro-ondes, la chambre est glaciale mais y’a pas trop de bruit malgré la proximité des sex shop et boîtes de stiptease.